Européennes 2009 - Pour une politique agricole & alimentaire

Publié le par labo67

 

Fiche n°8 : Pour une politique agricole Alimentaire

 

Aujourd’hui, la PAC est une politique majeure de l’UE :

90% des territoires de l’UE sont couverts par des terres agricoles ou des forêts ;

43% du budget de l’Union européenne ;

l’élargissement de l’UE a entraîné le doublement de la surface agricole et une hausse de 70% du nombre d'agriculteurs.

 

La PAC : d’où vient-elle et où en est-elle ?

 

- L’origine de la politique agricole commune (PAC) remonte aux débuts de l’intégration européenne, alors que l’Europe devait restructurer et augmenter sa production alimentaire, endommagée par la Seconde Guerre mondiale.

Les objectifs de la PAC sont :

d'améliorer la productivité ;

d'assurer un niveau de vie équitable aux agriculteurs ;

de garantir la sécurité des approvisionnements à des prix raisonnables.

 

- A partir des années 90, face aux excédents de production, la PAC, a pris une direction nouvelle fondée sur la combinaison de baisses de prix et d’aides compensatoires aux agriculteurs.

- Depuis 2003, une nouvelle politique devait remplacer les mesures de soutien des prix par des aides directes et accompagner ce processus d’une politique rurale cohérente.

Les objectifs de la « nouvelle » PAC :

approvisionnement stable en aliments de qualité, et abordables

niveau de vie équitable des agriculteurs permettant la modernisation des exploitations

la protection de l'environnement pour les générations futures

de meilleures conditions de santé et de bien-être pour les animaux.

Le 20 novembre 2008, les Etats se sont mis d’accord sur de nouvelles réformes, intitulées « Bilan de santé de la PAC » :

Suppression progressive des quotas laitiers (pour pallier la sous-production de lait) ;

Découplage des aides: suppression du lien entre les aides aux agriculteurs et une production particulière ;

Financement supplémentaire pour les agriculteurs des 12 nouveaux États membres

Augmentation des transferts de fonds du budget de la PAC vers le développement rural (énergies renouvelables, gestion de l'eau, biodiversité, innovation) ;

Augmentation des aides à l'investissement pour les jeunes agriculteurs ;

Suppression des jachères obligatoires ;

 

Ce qu’a fait la droite 

 

Sur le Bilan de Santé, la droite

a voté pour une libéralisation accrue du secteur agricole (des quotas laitiers) ;

a donné raison au lobby industriel et a tenté d'imposer un développement sans contrôle des OGM ;

a souhaité maintenir dans de nombreux textes des mentions relatives à l'importance du marché, en oubliant de mettre en valeur la dimension alimentaire de l'agriculture ;

a voté en faveur de nombreuses dispositions affirmant que la protection de l'environnement est une contrainte pour l'agriculture européenne.

 

Le projet socialiste pour l’agriculture

 

Réaffirmer l'importance des instruments de régulation et de gestion des marchés, plus que jamais nécessaires dans le contexte de crise actuel ;

Lutter contre la renationalisation de la PAC ;

Améliorer l’accès des consommateurs à des produits de qualité (biologiques) à des prix raisonnables, grâce à une politique d'incitation financière ambitieuse ;

Aider l'agriculture à participer à la lutte contre le réchauffement climatique, à la préservation de la biodiversité et à la protection des sols, en revoyant les pratiques agricoles ;

Lutter contre la concentration croissante du marché dans le secteur de la grande distribution alimentaire ;

Défendre une réforme des règles de l’OMC pour valoriser toutes les agricultures et les cultures alimentaires du monde et protéger les pays en développement ;

Encadrer et développer au niveau européen le label « commerce équitable », afin que les agriculteurs des pays tiers en profitent véritablement ;

Contrôler strictement la culture d'OGM, afin qu’elle soit uniquement envisageable dans le cadre de recherches publiques en milieu fermé.

 

Vin rosé et coupage vin rouge/vin blanc : la droite veut sacrifier la qualité à la rentabilité

 

Avril 2008 : Les droites européennes au Conseil et à la Commission européenne ont imposé une libéralisation des pratiques oenologiques.

Réticenses du  Parlement européen et en particulier du groupe PSE.

janvier 2009 : Le comité de réglementation des pratiques oenologiques (où siègent des représentants de la Commission et des Etats membres, et donc où la droite est majoritaire) a proposé d'autoriser la production de vin rosé en couplant du vin rouge et de vin blanc (pratique interdite en Europe à quelques exceptions près).

Colère des producteurs de vin rosé français : le ministre de l'agriculture, Michel BARNIER (en tête de liste UMP de la région Ile de France) a fait machine arrière et s'est opposé à cette proposition. Pour l'instant, il a obtenu un compromis sur l'étiquetage permettant une distinction entre vin rosé traditionnel et vin coupé. 

=> Premier producteur de vin rosé dans le monde (25 % de la production mondiale), la France est particulièrement touchée par ces décisions émanant de la Commission européenne néolibérale et des gouvernements majoritairement à droite.

 

Résumé : Le PS veut que l’agriculture européenne continue de nourrir quantitativement et qualitativement l’Europe, tout en protégeant les pays en développement. Mais la PAC doit aussi être plus protectrice de l’environnement et participer à l’aménagement du territoire.

Publié dans Europe

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