Européennes 2009 - La politique migratoire de l'UE

Publié le par labo67

 

Fiche n° 11 : LA POLITIQUE MIGRATOIRE DE L'UnION EUROPEENNE

 

En Europe, cinq pays - la France, l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne - concentrent 80 % des flux migratoires, les 20 % restants étant répartis entre le Portugal, la Pologne et l’Autriche, puis des États moins concernés.

 

FACE A CELA, LA DROITE DEFEND L'IDEE D'UNE EUROPE FORTERESSE TOUJOURS PLUS REPRESSIVE

 

Le pacte européen sur l'immigration et l'asile vendu aux Européens par Brice Hortefeux en 2008 :

De quoi s'agit-il ? Les 15 et 16 octobre 2008 : Adoption par le Conseil sur proposition de la France du pacte européen sur l'immigration et l'asile (au cours de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne). Deux directives ont été adoptées dans ce contexte : la directive « Carte bleue européenne » pour les travailleurs réguliers et la directive « sanctions »  ou « retour » (travailleurs irréguliers)

 

Le dispositif de la « carte bleue » et de l'immigration choisie

La « carte bleue » vise à attirer dans  l'Union européenne les salariés ayant BAC + 5 au minimum et confirmés dans leur métier en offrant  une protection sociale, autorisant le regroupement familial et enpemettant la liberté de  circulation dans l'espace Schengen

=> D'apparence généreuse, la mesure est très restrictive : elle permet d'exclure plus aisément ceux qui ne correspondent pas au profil  BAC + 5. Elle s'abrite derrière le motif selon lequel les Etats de l'UE ont du mal à recruter des cerveaux : seulement 1,2 % des émigrés hautement qualifiés optent pour un pays de l'UE (près de 10% pour le Candada, 6% pour les USA).

 

     La scandaleuse Directive « Retour »

Elle vise à harmoniser les politiques migratoires en Europe concernant les conditions         d’enfermement et l’éloignement des personnes en situation irrégulière. Elle prévoit un certain nombre de dispositions peu respectueuses des droits fondamentaux  :

la détention peut atteindre 18 mois (32 jours au maximum en France antérieurement) ;

 l'interdiction systématique de retourner sur le territoire européen pendant cinq ans ;

 les migrants illégaux peuvent être renvoyés dans leur pays d'origine mais aussi vers un pays de transit même s'ils n'ont aucun lien avec ce pays,

la détention et l'éloignement des mineurs accompagnés ou isolés est permise ;

l'obligation de délivrer des titres de séjour aux personnes gravement malades est supprimée.

Directive « Retour » : Votée par la majorité de droite + abstention (courageuse!) du MODEM et du Nouveau Centre) et votée avec la bénédiction de la Présidence française !

=> Durcissement de la politique  migratoire européenne, une approche sécuritaire qui n'apporte aucune réponse valable aux défis à relever ! Des mesures attentatoires à la dignité humaine, liberticides, disproportionnées et dangereuses pour les personnes vulnérables.

Postion d'autant plus inacceptable que des députés UMP avaient visité les centre de rétention de plusieurs Etats membres et pu constater les conditions inhumaines dans leqquelles de nombreuses personnes sont retenues.

 

EN ALSACE, UN CENTRE DE RETENTION ADMINISTRATIVE A GEISPOLSEIM

 

Les chiffres :

 

 

 

Un exemple d'abus provoqué par la politique du chiffre à Geispolsheim  : Un Ivoirien en situation régulière a été interpellé le 10 février 2009 par la police italienne avant d'embarquer dans un avion vers son pays et a été transféré au centre de rétention de Geispolsheim. L'administration française refuse de le laisser quitter le territoire avec son billet. Le but : payer son retour et le comptabiliser dans les statistiques des expulsions !

 

UNE POLITIQUE TRES INQUIETANTE

 

Cette politique ne correspond pas aux convictions des socialistes  et des organisations de la société civile :

 

 

 

            Position des organisations de la société civile : exemple de la CIMADE  : très vive          inquiétude face à ces dispositions.

 

CE QUE NOUS PROPOSONS :

UNE POLITIQUE D'IMMIGRATION POUR LE PROGRES

 

Nous voulons une politique d'immigration qui acccorde plus de place à l'immigration légale,  qui favorise l'intégration,  qui respecte les droits fondamentaux dans le dialogue avec les pays tiers pour prévenir le « pillage de cerveaux ».

 

 

-> la révision des règles sur le regroupement familial pour qu'elles soient plus respectueuses du droit à vivre en famille et l'intérêt supérieur de l'enfant ;

->  le développement de mesures favorales à l'intégration des migrants, telles que l'accès à l'éducation, à l'emploi et à la formation, au logement et aux soins de santé, ou encore la participation aux élections locales et européennes

Exemple local : municipalité de Strasbourg rend la parole aux résidents étrangers après 7 ans de silence :  remise en place du Conseil Consultatif des Résidents Etrangers.

->  politique d'accueil des réfugiés plus équitable et plus protectrice pour mettre fin à la loterie actuelle en matière de droit d'asile ;

 

=> l'Union européenne est le bon niveau pour agir contre ces organisations par nature internationales.

En résumé : Alors que le déficit démographique nécessite que l'on accueil des travailleurs, les mouvements migratoires internationaux sont à l'origine d'inquiétudes sociales qui peuvent mener à des réactions populistes dans les pays de migration. Face à cela, la Présidence française de Nicolas Sarkozy a fait adopter un Pacte européen fondé sur des dispositions repressives et inégalitaires et calqué sur les orientations très restrictives de la France. Pour les socialistes, s'il importe d'encadrer les phénomènes d'immigration, il est indispensable  que cela se face humainement et dans le respect des droits fondamentaux.

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